Les idées reçues sur la dématérialisation du titre-restaurant

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[Mise à jour du 30 septembre 2022]

On a souvent reproché à la dématérialisation d’être difficile à mettre en place chez les commerçants ou de léser les salariés. Des arguments qui relèvent le plus souvent de la méconnaissance du dispositif et de l’appréhension de la nouveauté et du changement.

Dans nos différents billets, nous vous avons expliqué le fonctionnement de votre carte Pass Restaurant, nous vous avons exposé les avantages, les règles d’usage… Faisons un point aujourd’hui sur deux fausses idées qui ont la vie dure.

Une mise en place compliquée pour nos affiliés ?

Notre carte Pass Restaurant s’appuie sur la technologie électronique bancaire. Munie d’une puce et d’un code Pin, elle s’utilise de la même manière qu’une carte classique.

Pour le restaurateur ou le commerçant déjà équipé d’un terminal de paiement, aucun investissement supplémentaire n’est nécessaire. Il suffit d’un rapide paramétrage du matériel : une opération très simple qui peut même être effectuée à distance par nos équipes.

Aujourd’hui, sur 210 125 commerçants affiliés auprès de la Commission Nationale des Titres-Restaurant (CNTR), 27 541 – soit environ 13 % – acceptent d’ores et déjà les titres-restaurant dématérialisés. Et ce chiffre est en constante progression.

Ce faible pourcentage s’explique par le fait que certains commerçants n’acceptent pas les règlements par carte bancaire et ne sont donc pas équipés d’un terminal de paiement. Mais aussi et surtout parce que, parmi les autres, beaucoup ignorent que le passage à la dématérialisation est très simple pour eux.

Nous nous employons à les informer mais un peu de temps est encore nécessaire avant que nous n’ayons fait le tour de tous nos affiliés. Un petit conseil, si votre restaurateur préféré n’accepte pas encore la carte Pass Restaurant, n’hésitez pas à nous communiquer le nom de son enseigne et son adresse : nous le contacterons directement afin de lui présenter les modalités de cette transition.

Moins de liberté pour le salarié ?

Aujourd’hui, plusieurs centaines de milliers de salariés bénéficient de la dématérialisation. Depuis le 2 avril 2014, date de sa mise en place, les conditions d’émission, de validité et d’utilisation des titres-restaurant (TR) ont été revues et encadrées.

Cette mesure était nécessaire pour préserver leur rôle d’avantage social des TR et garantir leur objectif premier : permettre au salarié ne disposant pas d’un mode de restauration collective de se restaurer dans de bonnes conditions pendant sa pause-déjeuner. Il est important de rappeler que ce sont sous ces conditions que les TR donnent droit aux exonérations d’impôts et de cotisations sociales pour les entreprises utilisatrices.

Les salariés qui utilisaient leurs chèques restaurant les dimanches et jours fériés ont regretté de ne plus pouvoir le faire avec la carte. Or, la législation n’autorisait pas cette utilisation en dehors des jours travaillés, et ce, bien avant la dématérialisation. Cet acte de complaisance de certains restaurateurs était certes apprécié par les salariés, mais sortait néanmoins du cadre légal et de la vocation sociale du TR.

Ce recadrage s’accompagne de plusieurs améliorations du dispositif. Il est désormais possible de régler sa note – addition ou achats – au centime près avec sa carte, supprimant les problèmes liés à l’interdiction du rendu de monnaie par les commerçants sur les TR. Le plafond quotidien a pour sa part été revu à la hausse en étant fixé à 19 euros contre une tolérance de deux titres papier. Ce dernier est d’ailleurs réévalué depuis le 1er octobre 2022 à 25 € par jour.

Une garantie de vos crédits en cas de vol et une utilisation dorénavant autorisée le samedi (le dimanche et jours fériés également si vous travaillez ces jours-là) sont aussi une grande avancée.

Ce nouveau dispositif s’agrémente depuis son lancement de nombreux services connexes, tous destinés à vous accompagner dans la simplification de l’accès à votre pause-déjeuner.