Optimisez la part patronale lors du calcul de la valeur des titres-restaurant

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Concerned businessman multitasking leaning over desk observing share price making financial decisions

Vous avez décidé de mettre en place le dispositif du titre-restaurant (TR) pour les salariés de votre entreprise. Que vous optiez pour le chèque ou la carte Pass Restaurant, le choix de sa valeur faciale (valeur monétaire inscrite sur le titre-restaurant) est un élément crucial.

Comment déterminer ce montant et l’optimiser ? Quels sont les avantages à bien choisir leur valeur faciale ? C’est ce que nous allons voir dans ce billet.

Quels critères pour définir la valeur faciale de vos TR ?

Certains paramètres sont à prendre en compte afin de fixer le juste prix de vos TR, c’est notamment le cas de l’environnement commercial direct du lieu de votre implantation. En effet, le TR a pour vocation de permettre à vos salariés de déjeuner sur leur lieu de travail mais le coût de la vie et l’offre commerciale sont sensiblement différents d’une région à l’autre. Le prix d’un repas et le choix du type de restauration présente à proximité peuvent considérablement varier d’une ville à l’autre.

Pour vous aider à fixer la valeur faciale de vos TR, vous pouvez par exemple faire une petite enquête sur les possibilités de déjeuner qui s’offrent à vos employés, lister les lieux, les formules et les prix. Vous pouvez aussi organiser un sondage dans l’entreprise pour connaître leurs habitudes ou, si vous avez un effectif supérieur à 50 personnes, soulever la question lors des prochaines négociations annuelles obligatoires (NAO)

Comment optimiser la valeur faciale en corrélation avec les exonérations de charges ?

D’abord un petit rappel : pour être exonérée des cotisations sociales, la participation financière patronale doit être comprise entre 50 et 60 % de la valeur faciale du titre sans excéder 5,37 euros (plafond 2016). Chaque fois que vous sortez de ces deux règles, le différentiel est réintégré dans l’assiette du calcul des charges.

Ainsi, si vous décidez de participer à l’achat des TR de vos salariés à hauteur de plus de 60 % de leur valeur, mais que vous restez dans la limite des 5,37 euros, c’est la partie au dessus des 60 % qui sera réintégrée dans l’assiette des cotisations. En revanche, si votre financement dépasse les 5,37 euros, c’est toute la partie au dessus de cette limite qui sera soumis à cotisation (retrouvez tous les cas possible sur le site de l’Urssaf).

Notez également qui si vous pouvez aller au-delà des 60 %, il est impossible en revanche de descendre en dessous des 50 % pour pouvoir bénéficier des exonérations. Vous avez donc tout intérêt à rester dans les plafonds imposés pour bénéficier des  exonérations (et en faire bénéficier vos salariés).

La valeur faciale des titres-restaurant vue du côté des salariés

Nous venons de voir qu’il est important de fixer la valeur faciale de façon optimale afin que votre entreprise tire le meilleur parti du dispositif. Mais cette optimisation est également importante pour vos employés. En effet, la participation de l’employeur améliore le pouvoir d’achat de vos employés dans la mesure où sa valeur est supérieure à la leur.

A l’inverse, si vous fixez un valeur quotidienne élevée, ils devront débourser pour participer à l’achat de leurs TR. C’est donc tout l’intérêt d’ajuster son montant pour que le TR reste un avantage social accessible à tous.

Toutefois le TR n’est pas qu’un avantage financier, c’est aussi un levier de motivation et de fidélisation. Proposé dans une offre d’emploi, le TR attire plus de candidats, il donne l’image d’un engagement social et de votre investissement dans le bien-être de votre personnel. Il est synonyme de motivation auprès de vos collaborateurs déjà en poste et fidélise les talents.

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