La pause déjeuner en quelques chiffres

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La pause déjeuner en chiffres
La pause déjeuner

Pour changer, parlons chiffres ! Vous êtes aujourd’hui plus de 3,5 millions de salariés à bénéficier des titres-restaurant chaque midi (dont plus de 150 000 agents du service public) au sein de 124 000 entreprises adhérentes (1).

Chaque année, les salariés dépensent 5,5 milliards d’euros pour leur repas du midi (1). Mais que mangez-vous ? Comment ? Où ? Voici quelques questions auxquelles deux récentes études de l’Insee (1) et OpinionWay (2) ont répondu.

Combien de temps prenez-vous pour déjeuner ?

Le temps de pause du salarié est déterminé par la convention collective, le contrat de travail ou un éventuel accord collectif. Elle varie en général de 30 minutes à 2 heures. Mais quel temps prenez-vous réellement ?

Avec les années, la durée de la pause déjeuner des salariés s’est réduite de façon significative. Si en 1980, vous vous accordiez en moyenne 1 h 40, la tendance aujourd’hui se situe d’avantage autour des 30 à 40 minutes (1).

Le bon point, c’est que 74 % des salariés prennent plus de 30 minutes de pause. Mais déjeuner sur le pouce en moins de 15 minutes ou en travaillant fait partie des nouveaux usages. Ainsi 11 % se restaurent devant leurs écrans ou leurs dossiers et, pour 15 % des salariés, le déjeuner se réduit à quelques minutes seulement. (1)

Une alimentation plus équilibrée

Avec 600 millions de repas payés chaque année avec des titres-restaurant, regardons ce qu’il y a dans vos assiettes.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la “mal bouffe” n’a plus votre préférence. Ainsi, 8 salariés sur 10 affirment se préoccuper de leur alimentation et préférer des repas plus équilibrés (1). Le titre-restaurant va justement faciliter cette résolution en permettant de s’installer chez un restaurateur, à table, et manger un vrai repas chaud.

D’ailleurs, le hamburger n’a plus la tête d’affiche au menu du midi, détrôné par les pâtes ! Ainsi, pour chaque portion de sushi consommé, il se vend 8 kebabs, 23 hamburgers, 25 pizzas, 64 sandwiches et 168 plats de pâtes (1).

La France, bonne élève de l’Europe

Comparons notre pause déjeuner avec celles de nos voisins européens qui bénéficient eux aussi des titres-restaurant. Là encore, le constat est encourageant.

Vous êtes 48 % à prendre un vrai repas à table contre 35 % seulement pour vos homologues européens. Si un quart d’entre-vous avalent leur sandwich tout en travaillant, les Européens sont eux plus nombreux à en faire autant (34 %). Et quand 4 salariés sur 100 ne déjeunent pas, ce sont 9 salariés européens sur 100 qui sautent le repas (1).

Les premiers chiffres de la dématérialisation (2)

Regardons enfin du côté de la dématérialisation du titre-restaurant. Un an après sa mise en place, nous avons suffisamment de recul quant à l’utilisation de la carte pour nous permettre quelques constats encourageants.

Très certainement dans la mouvance du “tout connecté”, vous êtes 70 % à penser que ce passage à la carte était finalement une évidence et vous êtes deux tiers à souhaiter l’adopter dans le futur.

Vous vous accordez tous pour dire que cette innovation était utile notamment pour son côté sécurisé. L’utilisation du code confidentiel a séduit la majorité d’entre vous (77 %). La possibilité de faire facilement opposition en cas de vol ou de perte et de pouvoir récupérer le solde restant sur une nouvelle carte remporte un franc succès auprès de 89 % d’entre vous.

La valeur faciale des titres crédités sur vos cartes est en moyenne de 7,50 euros. Vous appréciez l’avantage du paiement au centime près (91 %). Un principe qui vous permet d’ailleurs d’échelonner vos dépenses quotidiennes, en moyenne 11 euros, en plusieurs fois tout au long de la journée

(1) Etude Insee

(2) Etude OpinionWay

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