Le titre-restaurant : un avantage social pour les salariés les plus modestes

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Titre restaurant : Un avantage pour les travailleurs les moins favorisésTitre restaurant : Un avantage pour les travailleurs les moins favorisésTitre restaurant : Un avantage pour les travailleurs les moins favorisésTitre restaurant : Un avantage pour les travailleurs les moins favorisés
Titre restaurant : Un avantage pour les travailleurs les moins favorisés

C’est avec le décret de 1913 que les mesures de protection du salarié et les conditions d’équipement et d’hygiène des entreprises commencent réellement à se dessiner. Le repas des salariés devient alors un véritable enjeu social.

Le repas du salarié est une priorité de la politique sociale

Depuis ce décret, les salariés ne sont plus autorisés à prendre leur déjeuner sur leur lieu de travail et les employeurs sont tenus de leur proposer une structure spécialement dédiée à la prise des repas. L’objectif était de permettre au personnel de prendre facilement un repas décent dans un endroit approprié, une condition essentielle pour affronter des journées de travail difficiles.

C’était il y a cent ans et c’était une réponse efficace aux besoins de l’époque, une réelle avancée sociale. Cependant, elle est demeurée inaccessible pour des millions de salariés parce que difficile à mettre en place pour les entreprises qui n’avaient pas les moyens financiers ou les locaux adaptés.

En 1967, la création du titre-restaurant (TR) permet de rétablir une forme d’égalité entre tous les salariés en se positionnant comme une alternative au manque de restauration collective d’entreprises et un réel pouvoir d’achat.

Le titre-restaurant, un outil gagnant sur le plan social

La création de cantines d’entreprises n’a donc pas été possible dans toutes les entreprises. Il était alors nécessaire de trouver une alternative pour rééquilibrer les chances d’accéder à un déjeuner de qualité entre les salariés d’entreprises de taille différente.

Plus simple et moins coûteux à mettre en place pour l’entreprise qu’un lieu de restauration collective, le TR n’en garde pas moins la même vocation sociale voulue par ces aménagements. Il se présente comme un facilitateur en donnant aux salariés la possibilité de se nourrir correctement quels que soient leur revenu, la taille ou les moyens de l’entreprise, tout en offrant une grande liberté de choix.

Le titre-restaurant comble les inégalités salariales d’accès au repas

Le titre-restaurant permet de réduire les inégalités liées à l’accès à des repas de qualité pour tous les employés, mais c’est d’autant plus un avantage important pour les salariés les plus modestes.

En l’absence d’un système collectif, un salarié au SMIC (Salaire Minimum de Croissance) consacrerait environ 16 % de son salaire brut pour déjeuner à l’extérieur, dans une brasserie ou un restaurant. Dès qu’il peut bénéficier d’un restaurant d’entreprise, ce budget descend à 6,50 %.

Le TR vient se placer entre les deux, même si dans les faits, la dépense du salarié dépendra à la fois de la participation financière de l’employeur et la valeur faciale des titres. On constate simplement que plus ces deux paramètres sont élevés, moins le salarié dépense. Avec 7,25 % de sa rémunération brute, l’avantage reste important pour un salarié modeste et cela réduit significativement les inégalités entre les salariés face à l’accès à un repas décent.